Zoom sur le marché de la transaction des pharmacies


Article publié le : 16/08/2016

Plus que jamais, le marché de la transaction des pharmacies est favorable aux acheteurs qui profitent de taux d’intérêts historiquement bas et d’une diminution des prix des cessions officinales pour réaliser leur projet. La correction des prix observée en 2015 a permis de fluidifier le marché. Ainsi, plus de 1400 mutations (fonds + parts) ont été enregistrées l’année dernière, contre 1360 en 2014 (soit une hausse de 3%). Cette reprise du volume des transactions s’explique en grande partie par l’augmentation du nombre de cessions de parts sociales (530 cessions en 2015). De son côté, après trois années de fortes baisses, le nombre de ventes de fonds a atteint le même niveau qu’en 2014 (autour de 875). Le marché de la transaction d’officines est essentiellement porté par les primo-installations tandis que le nombre de réinstallations en cours de carrière reste marginal. Les acquéreurs recherchent avant tout à devenir titulaires d’une pharmacie de taille importante, quitte à s’associer avec un investisseur pour financer cette opération. Toutefois, certains se positionnent sur des officines dont la valeur est en baisse, sous réserve que l’emplacement laisse entrevoir la possibilité de maintenir, voire de développer le chiffre d’affaires de l’activité.

 

Des prix en baisse mais qui cachent des disparités

Le coût moyen d’une transaction d’officine tourne désormais autour de 76 % du CA HT, soit une chute de 4 points par rapport aux prix des fonds constatés en 2014. Le montant des transactions se rapproche des prix du marché ; en effet le ratio prix de vente sur l’Excédent Brut d’Exploitation (EBE) est proche d’atteindre son niveau jugé normal par les experts comptables (soit un prix de cession fixé à 6,5 fois l’EBE). Selon une étude publiée par Interfimo, cette tendance baissière cache des disparités régionales : les pharmacies situées en Alsace et dans le Sud de la France tirent leur épingle du jeu avec une valorisation supérieure à 7 fois l’EBE. A l’inverse, la valeur des officines de la région Centre se stabilise autour de 5,3 fois l’EBE.

L’érosion des prix de vente touche sans distinction toutes les tailles et typologies de pharmacies. Dans le contexte actuel, les achats « coup de cœur » tendent à disparaître ; désormais, les acheteurs ne s’engagent que si le prix de vente est en corrélation avec la valeur économique de la pharmacie.

La taille est un critère clé qui influe de plus en plus sur la valorisation d’une pharmacie par niveau de CA. Ainsi un fonds, dont le chiffre d’affaires dépasse les deux millions d’euros, va se vendre autour de 83 % de son CA, contre 64 % pour une officine qui fait moins de 1,2 million d’euros de chiffre d’affaires. Les pharmacies de taille importante qui se situent dans les centres commerciaux sont les officines les plus valorisées en 2015 avec un prix de cession fixé à 83,7 % du CA HT en moyenne.

D’aucuns s’accordent pour souligner que la baisse des prix de vente devrait se poursuivre en 2016. Les nombreux départs à la retraite seront, dans les années à venir, le principal facteur qui va booster le marché. N'hésitez pas à vous entourer des compétences de Pic Inter, le spécialiste de la vente de commerces et d’entreprises, pour réaliser votre projet d’achat ou de vente d’une pharmacie dans les meilleures conditions !


Autres actualités