La restauration rapide toujours plus alléchante


Article publié le : 22/01/2016

Le secteur de la restauration connaît des fortunes diverses. Alors que la restauration servie à table a enregistré des reculs d'activités l'année dernière, la restauration rapide tire son épingle du jeu, comme le corroborent plusieurs recherches récentes.

Selon une étude menée par Gira conseil, la restauration rapide a enregistré une légère croissance de l'ordre de 1% en 2014 par rapport à l'année précédente. Une dynamique confirmée par le groupe d'étude et de conseil NPD qui estime que la restauration rapide a gagné en fréquentation et en valeur. Néanmoins, cette dynamique ne profite pas à tout le monde.

Dans un secteur de plus en plus concurrentiel où les habitudes et les exigences des consommateurs évoluent constamment, le groupe NPD estime que plusieurs facteurs vont influencer le marché de la restauration rapide. D'une part, le groupe table sur une reprise de la croissance en France avec un climat économique plus propice qui inciterait les consommateurs à se faire plaisir et à être agréable à leurs proches. D'autre part, les ménages sont avides de nouveautés et souhaitent choisir dans une gamme de mets plus fournie et plus variée. Enfin, les consommateurs vont continuer à rechercher le meilleur rapport qualité/prix. Le secteur de la restauration rapide comble ces nouvelles attentes et peut s'attendre à bénéficier d'un fort potentiel de croissance; le groupe NPD prédit une progression en valeur de 0,6% en 2016 et de 1,4% pour 2017.

Si le secteur du burger continue à dominer le segment (plus d'un sandwich sur deux vendu en France est un burger), les chaînes spécialisées dans le «fast casual» ont le vent en poupe. Ce type d'établissements culinaires se distingue par la rapidité du service, une décoration chaleureuse et conviviale, une offre de produits basée sur la fraîcheur et la qualité. A noter que les prix moyens du fast casual sont supérieurs à ceux pratiqués traditionnellement.

 

Le restauration à table a souffert en 2015

Pour la restauration à table, la situation est tout autre. Selon la dernière étude de conjoncture réalisée par l'observatoire économique du mouvement patronal GNI (groupement national des indépendants), le segment de la restauration à table a enregistré une baisse de 4,5 % de son chiffre d'affaires. Une tendance baissière à nuancer, le secteur ayant fortement été impacté par une chute de l'activité en Ile de France suite à la vague d'attentats qui a frappé le pays en novembre 2015.

Néanmoins, tous les restaurants ne sont pas logés à la même enseigne. Le cabinet Food service Vision a établi, lors d'une étude réalisée pour le compte de la revue «Le Chef», cinq modèles de restauration pélbisicités :

  • Les Ardoises : ce modèle de restaurant rassemble 18 % des établissements en France. Proposant une cuisine simple, accessible et basée sur des produits frais, ce type de restaurant attire une clientèle de proximité et fonctionne principalement pour le déjeuner.

  • Les Créateurs : Ce modèle regroupe les professionnels qui offrent une cuisine raffinée et haut de gamme. L'ambiance est également soignée dans ces établissements.

  • Les Investisseurs : Qu'il s'agisse de restaurants traditionnels ou de brasseries à forte capacité, ce modèle d'établissements propose une offre de produits élargie avec un service différencié tout au long de la journée.

  • Les Fédérateurs sont des professionnels dont la réussite repose sur leur cuisine de très haute qualité et leur capacité à fédérer les compétences autour d'eux.

  • Les Diversificateurs : ce modèle se distingue par le recours à l'interne pour le pilotage des ventes et par les multiples services proposés, comme la livraison.

 


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