La nouvelle composition du marché des fleuristes


Article publié le : 12/09/2016

Avec plus de 22 millions de bouquets de roses vendus chaque année, le marché des fleuristes garde le sourire. A l'heure où la conjoncture économique impacte de nombreux secteurs d'activités, cette profession a l'avantage de commercialiser un produit emblématique de la culture française ; en compagnie du vin et des chocolats, les fleurs sont les cadeaux les plus offerts. Selon les données communiquées par la fédération française des artisans fleuristes, la profession de fleuriste concentre 16 436 salariés et réalise un chiffre d'affaires de plus de 1,7 milliard d'euros. Les fleurs coupées et les plantes fleuries représentent près de 80 % des ventes, le reste du chiffre d'affaires correspond aux ventes de compositions florales (produits où les marges sont les plus importantes) et d'accessoires. Historiquement, ce secteur, qui regroupe 16 342 entreprises, a été porté par une multitude d'artisans fleuristes indépendants. Depuis 2011, le marché tend à se structurer avec l'émergence de réseaux spécialisés et organisés.

Par ailleurs, la montée en puissance des autres canaux de distribution (grandes surfaces alimentaires, magasins de bricolage, jardineries, etc.) tend à complexifier l'environnement concurrentiel. Dans ce contexte, les fleuristes peuvent s'appuyer sur de nombreux atouts pour maintenir leur volume de ventes. Selon une étude publiée par la fédération nationale des fleuristes de France, 87 % des français se rendent chez un fleuriste (indépendant ou franchisé) pour leurs achats de fleurs ou de plantes. Souvent perçus comme des experts passionnés par leur métier, les artisans fleuristes peuvent également s'appuyer sur leur implantation en centre-ville pour capter une clientèle avide de conseils et de services de proximité. Résultat: avec près de 40 % de parts de marché en valeur, les fleuristes constituent le premier circuit d'achat des fleurs.

Pour faire face à la baisse du panier moyen observée depuis quelques années, de nombreuses enseignes se développent désormais en réseau sur le marché de la fleur. Si seulement 8 % des fleuristes sont rattachés à une enseigne, les franchises spécialisées ne cessent de gagner des parts de marché. Selon l'étude de la fédération nationale des fleuristes de France, les fleuristes franchisés sont fréquentés par 20% des acheteurs. Les enseignes rivalisent d'ingéniosité pour trouver des concepts innovants et porteurs : certaines se spécialisent dans le low cost tandis que d'autres privilégient le libre-service ou les compositions florales. Des stratégies payantes : Emova Group, qui regroupe les enseignes Monceau Fleurs et Rapid Flore et Happy, réalise un chiffre d'affaires total de 118 millions d'euros avec son réseau de 350 magasins. Pour proposer des fleurs de première fraîcheur et d'excellente tenue, ces réseaux possèdent une centrale d'achat performante tout en disposant d'imposants moyens d’approvisionnements. En négociant d'importants volumes, les réseaux de fleuristes offrent à leurs franchisés des conditions tarifaires très intéressantes qu'un fleuriste indépendant ne pourrait obtenir par ses propres moyens. Enfin, les réseaux de franchises multiplient les canaux de distribution pour satisfaire aux attentes de leur clientèle, notamment sur Internet qui représente l'un des principaux leviers de croissance des enseignes. 


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